2008년 9월 6일 토요일

Washington-Moscou, retour à la guerre froide

  

 

 

     Jamais depuis un quart de siècle le spectre de la guerre froide n'avait autant hanté Washington et Moscou. Le vice-président américain, Dick Cheney, après une étape en Azerbaïdjan hier, vient soutenir jeudi à Tbilissi le président géorgien Mikhaïl Saakachvili. Pour rallier depuis l'aéroport la capitale de l'ancienne république soviétique devenue une protégée de la Maison-Blanche, Dick Cheney devrait emprunter l'avenue George-W. Bush. Cette tournée européenne du faucon de Washington intervient au moment où, sur fond de convention républicaine aux États-Unis, la rhétorique de confrontation entre les deux grandes puissances s'emballe. Hier soir, c'est George Bush lui-même qui a annoncé une aide humanitaire de un milliard de dollars pour la Géorgie. Cet appui sonnant et trébuchant ne fait que conforter, à Moscou, la version des événements défendue par Vladimir Poutine selon laquelle la Maison-Blanche est largement responsable de «l'agression géorgienne» contre la région séparatiste d'Ossétie du Sud. La Russie accuse les États-Unis de vouloir réarmer rapidement la Géorgie. En outre, le sentiment russe d'être encerclé par l'Otan ne pourra qu'être renforcé par la visite en Géorgie des représentants des vingt-six États de l'Alliance, annoncée le 15 septembre. La délégation de l'Otan évaluera notamment les besoins de l'armée géorgienne défaite par les chars et l'aviation russes.

Mardi soir, le président russe Dmitri Medvedev a franchi un pas de plus dans l'escalade verbale en déclarant à la télévision italienne que «le président Saakachvili n'existe plus pour nous. Il est un “cadavre politique”.» Une prise de position qui n'est guère de nature à faciliter la tâche de Nicolas Sarkozy, qui se rend lundi à Moscou et Tbilissi avec la volonté d'appliquer l'accord de cessez-le-feu du 12 août. «Il est temps que nos partenaires américains revoient leurs relations avec le régime (géorgien) actuel», a poursuivi Dmitri Medvedev. Le successeur de Vladimir Poutine a récemment déclaré qu'il ne craint pas la guerre froide, et répété mardi ne pas avoir peur d'être exclu du G8.




=reactions=

5/09/2008 14:23
tmoj : La Georgie est -elle en Europe ?
Au fait. Il me souvient que notre bien aime president a renvoye la Turquie dans ses 16 metres declarant qu'elle ne pouvait faire partie de L'UE puisque geographiquement elle etait 'surtout en Asie'... Vu que l'heroique Georgie se trouve aux frontieres nord est de la vilaine et non europeenne Turquie, elle va avoir du mal a justifier son statut europeen au vu de la doctrine Sarkozy, non ?

Autre argument avance par Sarkozy lors de son debat electoral avec Miss Segolene, la Turquie a des frontieres avec des etats dangereux (irak, Iran etc..).. Euh, les frontieres georgiennes et leur proximite avec ces memes etats voyous devraient donc aussi nous inciter a la reflexion en toute logique....
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5/09/2008 13:20
fab : castorp me scie
Eh bien je comprends que le fig ne passe pas mon commentaire vous avez dit la même chose et parfois en mieux avec un délicieux humour noir!! Juste quelques points : d aucuns ont en fait évoqué l origine allemande de Catherine II. Dans l histoire des guerres d invasion, vous oubliates la Finlande en 1938-39 (qui en fait se sauva de justesse avant de se fourvoyer dans le camp allemand). Et enfin Staline qui, élevé en Géorgie et en aurait gardé l accent, avait gardé une profonde haine de ce pays. Sinon rien à ajouter!
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5/09/2008 12:03
castorp : A Ludo, Miroslav, ellwyng et tous les autres négationnistes russes
Très intéressante les réactions citées, et ô combien révélatrices du mode de pensée et du système éducatif russe !



Ainsi, la Russie n'a toujours été dans son histoire qu'un pays pacifique qui n'a jamais attaqué les autres mais qui n'a fait que se défendre ou répondre à l'appel au secours des peuples voisins!



Et quand ce n'a pas été le cas (notamment l'URSS qui n'a évidemment rien à voir avec la Russie), ce n'est pas la faute aux « vrais russes », mais à des « étrangers » qui étaient au pouvoir. A croire d'ailleurs que durant ces épisodes (un peu plus de 80 ans au XXème siècle), pas un « vrai russe » ne fréquentait les allées du pouvoir et que le pays était en situation d'occupation par une armée étrangère....



Le plus notable c'est que les « étrangers » cités sont tous des ressortissants de peuples ou de territoires dont les Russes ont beaucoup de mal à accepter l'indépendance.... Tout ceci ne vous rappelle décidément pas l'ambiance de l'Allemagne des années 30 ?



A la liste des « étrangers » relevés, on notera d'ailleurs quelques inexactitudes et quelques oublis (volontaires ?) :

-Catherine 2 qui était allemande

-Lenine dont les grands parents maternels étaient des commerçants juifs d'Odessa (à propos « Juif » faisait partie des « nationalités » reconnues en URSS et inscrites sur le passeport intérieur). Il paraît même que la famille maternelle de Medvedev n'a pas toujours été orthodoxe ce qui a valu avant les élections une campagne des nationalistes contre lui et ses origines....

-l' « Ukrainien » Khroutchev est né dans le gouvernement de Koursk (Russie), n'a passé que quelques années de sa jeunesse dans le Donbass, et s'est particulièrement illustré en 1937 et les années suivantes comme secrétaire général du parti communiste d'Ukraine par son zèle à dépasser les objectifs d'élimination physique des opposants et par la déportation de plus d'1 millions d'Ukrainiens de l'Ouest (10% de la population concernée) après que la Pologne eut chaleureusement demandé à la Russie de venir occuper l'Est de son territoire en 1939 (2 ans avant le début de la Grande Guerre Patriotique)



On comprend également très bien le complexe typiquement russe de complot et de menace de l'étranger vis à vis de la Russie si on explique aux écoliers russes que l'expansion incessante depuis le 14ème siècle d'une petite principauté (la Moscovie qui s'est enrichie et a assis au départ sa puissance sur les autres principautés russes en se faisant le collecteur d'impôts pour le compte de la Horde d'Or) pour devenir l'empire russe (ou l'URSS son successeur) par sa défense contre des attaques ennemies ou l'assistance apportée à des appels au secours de pays frères menacés et aussitôt absorbés.....

Tout le monde sait effectivement que c'est parce que l'accueil des peuples du Caucase était très chaleureux qu'il a fallu un siècle à la Russie pour conquérir la région. Il est tout aussi évident que c'est parce qu'ils menaçaient Moscou que les khanats d'Asie centrale ont été occupés et intégrés au XIXème s.



Le drame actuel de la Russie, c'est que contrairement aux autres puissances coloniales européennes, elle n'a pas encore accepté la décolonisation de son empire. A sa décharge, on notera que cet empire s'est constitué par conquête de territoires mitoyens et non par conquête de territoires d'outre mer comme tous les autres pays européens, ce qui rend la rupture plus difficile
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5/09/2008 11:50
fab : russie se defend? Mauvaise foi
LA mauvaise foi est sans limite. La Russie n attaque jamais, elle se défend! Euh le XXeme siecle c est pas tres loin. L Afghanistan vous savez le meme type de guerre qu on reproche aux américains (et a leurs alliés!)? et argument supreme, c est pas la Russie, c est l empire tsariste ou l URss.Mais bien sur! aucun des deux n est sous influence directe des russes. On peut aussi parler Tchétchénie ou Finlande en 1939! La aussi les bombardements c est pour se défendre. On croirait entendre du Molotov. Je n oublie pas l invasion conjointe de la Pologne, sans déclaration de guerre, par les russes et allemands! L histoire de la Russie est faite de guerre d invasion puisqu il s agit d un empire multipolaire comme bcp se plaisent à le rappeler, donc fait de conquêtes. Sinon on peut dire la même chose de l Empire francais, c est pas des guerres de conquete c est pour se défendre et apporter la "civilisation"! Tres facile de critiquer l hypocrosie anglaise, de loin la plus élaborée, quand on fait pareil, et je sais de quoi je cause on servait les mêmes arguments quand on s opposait à ces mêmes britishs et qu ils nous soufflaient la place par une plus grande habileté diplomatique.

Mais rassurez vous, mon propos n est pas de défendre les Usa, encore moins ce c... de Cheney voire Sakashvili, le benêt, encore que je trouve la aussi fort du collier de lui reprocher son attachment a Staline quand encorebcp de russes y voient un héros national et que ce dernier lui même se voyait d abord russe (avec un fort accent parait-il) et était connu pour détester sa terre de naissance!



De notre correspondant à Moscou, Fabrice Nodé-Langlois
03/09/2008 | Mise à jour : 20:24

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